Comment devenir courtier en crédit ?

Formation courtier en crédit

Devenir courtier en crédit est un formidable projet professionnel. C’est un métier passionnant qui allie le commerce,  la banque et le sens du service.

C’est avant tout un métier de relationnel mais dans un secteur d’activité de plus en plus réglementé. Nous vous présentons aujourd’hui toutes les démarches afin de devenir courtier en crédit, les différentes étapes, et répondons aux principales questions que vous vous posez sûrement.

Quelle est la formation pour devenir courtier en crédit ? 

Devenir courtier en crédit est idéal pour une personne qui souhaite un métier centré sur l’humain et avec l’envie d’aider les autres à réaliser le projet d’une vie. Il est nécessaire de se former afin d’accéder à ce métier et nous vous présentons ici les 3 voies afin d’obtenir votre capacité professionnelle.

  • Vous avez une expérience dans la banque avec réalisations d’opération de crédit ? Si vous avez la possibilité de justifier par une attestation de votre employeur ou un certificat de travail (1 an minimum dans les 3 dernières année), il vous faudra faire une formation IOBSP de 40 heures.

 

  • Si vous êtes titulaire d’un diplôme de type bac+3 minimum dans les domaines juridiques, économiques ou en gestion, ou alors d’un diplôme d’école de commerce, vous avez peut-être  la possibilité de vous inscrire  à l’ORIAS sans passer de formation supplémentaire. Nous vous invitons à vérifier si vous diplôme est reconnu sur le site www.cncp.gouv.fr ou en contactant l’ORIAS à contact@orias.fr .

 

  • La dernière solution si vous n’avez pas d’expérience professionnelle ou de diplôme vous permettant d’obtenir votre capacité professionnelle, est de passer la formation IOBSP niveau 1 (150 heures). Cette formation vous permettra à l’issue de vous inscrire à l’ORIAS car le livret de formation délivré est le justificatif de capacité professionnel demandé par l’ORIAS.

Que veut dire IOBSP ? 

Le terme IOBSP veut dire Intermédiaire en Opérations de Banque et Services de Paiement. Il s’agit d’une catégorie de professionnels du crédit répertoriés par l’ORIAS et divisés en plusieurs sous-catégories. Afin d’éclaircir ce sujet et vous aider dans le choix de votre catégorie lors de votre inscription, nous vous les détaillons ci-dessous.

  • Les COBSP : « courtier en opérations de banque et services de paiement ». Ils exercent en vertu d’un mandat de client. Ils ne sont pas mandatés par une banque ou un établissement de crédit. Les COBSP ou « courtiers » ont un partenariat avec plusieurs banque et font signer à leurs client un mandat qui leur permet de rechercher un financement. Les courtiers peuvent travailler seul, développer leur société avec des salariés, ou alors développer un réseau de mandataires.
  • Les MIOBSP: « mandataire d’intermédiaire en opérations de banque et services de paiement ». Le MIOBSP possède un (ou plusieurs) mandat avec un courtier ou mandataire exclusif, ou mandat non exclusif. Il utilise notamment les conventions bancaires du courtier et peut ainsi déposer les dossiers de ses clients auprès des partenaires bancaires chez qui le courtier a signé une convention.
  • Les MOBSP : « Mandataire en opérations de banque et services de paiement ». Il dispose d’un mandat d’une banque / un établissement de crédit (exclusif) ou de plusieurs (non-exclusif).

Les IOBSP sont composés de l’intégralité des COBSP, MIOBSP et MOBSP.

Quel statut d’entreprise choisir ? 

Lors de la création de votre entreprise, vous aurez à choisir un statut juridique. Ce choix dépend de plusieurs critères comme le nombre d’associés, votre apport, le régime social et fiscal des associés,…

Dans tous les cas, votre choix n’est en aucun cas définit par la réglementation des IOBSP et vous êtes libre de choisir le statut qui vous convient. Ainsi, vous pouvez créer une société de courtage en entreprise individuelle, une SARL, une SASU,…

Voici les spécificités des principaux statuts :

  • Entreprise individuelle (EI) : pas d’apport obligatoire, 1 associé, responsabilité étendue au patrimoine personnel, imposition à l’IR
  • Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) : pas d’apport, 1 associé, responsabilité limitée au patrimoine professionnel, imposition à l’IR (option IS possible)
  • Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : apport mini 1 euro, 1 associé, responsabilité limitée au montant de l’apport, imposition à l’IR (option IS possible)
  • Société à responsabilité limitée (SARL) : apport mini 1 euro, 2 à 100 associés, responsabilité limitée au montant de l’apport, imposition à l’IS (option IR possible)
  • Société anonyme (SA) : apport mini 37000 euros, 2 associés mini, responsabilité limitée au montant de l’apport, imposition à l’IS (option IR possible)
  • Société anonyme simplifiée unipersonnelle (SASU) : apport mini libre, 1 associé, responsabilité limitée au montant de l’apport, imposition à l’IS (option IR possible)
  • Société anonyme simplifiée (SAS) : apport mini libre, responsabilité limitée au montant de l’apport, imposition à l’IS (option IR possible)

Comment s’inscrire à l’ORIAS ?

Voici les étapes à suivre pour vous inscrire et obtenir votre numéro ORIAS.

1/ Rendez-vous sur le site de l’ORIAS (https://pro.orias.fr/login) afin de créer votre compte utilisateur

2/ Cliquez sur « faire une demande » puis « nouvelle inscription »

3/ Sélectionnez la catégorie « COBSP », « MOBSP » ou « MIOBSP ». Afin d’envoyer votre inscription, l’ORIAS vous demandera de télécharger des documents administratifs (voici la liste complète disponible sur le site de l’ORIAS) et de payer les frais d’inscription de 25 € (sur le site de l’ORIAS).

4/ Quelques semaines après (en général 3 semaines), si votre dossier est complet, vous obtiendrez votre numéro ORIAS.

Devenir courtier salarié ou indépendant

Beaucoup d’offres de postes de courtier en crédit sont proposées. En effet, les cabinets de courtage sont en recherche continue de mandataires afin de constituer ou renforcer leurs équipes.

Que ce soit des courtiers locaux ou des courtiers nationaux, beaucoup souhaite développer leur équipe afin de mailler leur territoire (leur ville, leur agglomération voire leur région) ou alors ouvrir de nouvelles agences de courtage partout en France.

Un point important concernant les postes à pourvoir : bon nombre d’entre eux sont des postes d’indépendants. En effet, un MIOBSP sera en général payé uniquement lorsqu’il aura réaliser l’intermédiation d’un financement. C’est-à-dire qu’un mandataire qui ne rentre aucun dossier, ne pourra percevoir de rémunération de la part de son courtier. Par contre, en général les rémunérations par dossier sont très élevées (entre 40% et 70% des honoraires + commission banque).

Des postes salariés sont également à pourvoir et sont plutôt à considérer comme des postes de typologie commerciale, c’est-à-dire qu’il y aura quasiment toujours une part de variable dans la rémunération.

Combien gagne un courtier en crédit ?

C’est une question qui intéresse bon nombre de personnes souhaitant devenir courtier en crédit.

Il n’y a pas de statistiques précises à ce sujet mais on peut estimer qu’un courtier débutant peut atteindre la première année un salaire de 30 000 euros brut.

Le salaire médian d’un courtier est de l’ordre de 60 000 euros brut.

Un courtier très expérimenté peut gagner 100 000 euros voire beaucoup plus.

La clés du métier est de se constituer un réseau d’apporteur d’affaires et d’obtenir de la recommandation de ses clients. Le courtier qui arrive à conjuguer « sens du commerce pour développer son réseau », « relationnel avec ses clients et partenaires » et « qualité des dossiers qu’il dépose en banque » a toutes les chances en peu de temps d’avoir un salaire élevé.

Même si le métier offre une très grande liberté, notamment au niveau des horaires, le courtier qui performera et durera dans le temps est celui qui s’investira pour développer son activité.

Quelle est la différence entre un courtier et un mandataire ?

Première différence dès le démarrage…l’inscription à l’ORIAS ! En effet, il s’agit de deux catégories bien distinctes aux yeux de l’ORIAS.

Outre cette petite précision, il s’agit bien de deux projets différents.

Un mandataire d’intermédiaire en opérations de banque et services de paiement a un métier de « commerce » uniquement. Il va s’occuper de ses dossiers de crédits, s’attacher à ce qu’il ne manque pas de documents dans les dossiers qu’il dépose en banque. Bien renseigner ses prospects et clients font partie de son travail au quotidien. Il va également gérer les relations avec les conseillers bancaires qui vont recevoir ses dossiers mais aussi gérer son réseau d’apporteur d’affaires (agent immo, notaire, anciens clients…). Il accompagne aussi ses clients en rdv banque et notaire.

Etre courtier s’improvise un peu moins et nécessite plus de préparation en amont du projet, une vrai âme de manager et de chef d’entreprise. Le courtier travaille rarement de chez lui alors qu’un MIOBSP peut le faire. Un courtier doit avoir la capacité à ouvrir des conventions bancaires, ce qui n’est pas simple aujourd’hui. C’est même le principal point de blocage pour l’installation d’un cabinet de courtage aujourd’hui.

Il y a quelques années, il était plutôt facile d’obtenir plus de 5 conventions bancaires. Maintenant, pour un cabinet de courtage qui se lance seul, c’est mission impossible ! Seul les franchises ou les réseaux bien implantés permettent d’ouvrir de nombreuses conventions. Les banques ont en effet réduit l’ouverture de nouvelles conventions et même résilier des conventions ouvertes car elles souhaitent s’assurer que leurs partenaires ait un service juridique, un haut niveau de qualité dans leurs dossiers et du volume d’activité.

Vous l’aurez compris, le nerf de la guerre dans le courtage, ce sont les conventions bancaires et les relations avec les partenaires bancaires !

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